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LES CHANTIERS DE LA GATINEAU CHANGENT DE VOCATION.

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  Ce sont les guerres européennes du début des années 1800, en bloquant aux Anglais les forêts de Scandinavie, les ont obligés à venir chercher le bois de construction pour leurs navires en Outaouais et sur la Gatineau. Les riches peuplements de pin blanc et pin rouge bordant la Gatineau et ses affluents en ont fait un bassin parfait où venir puiser ces ressources, faciles à atteindre et faciles à flotter par la suite.    Des milliers d’hommes dans la force de l’âge auront ainsi suivi des géants tel que Jos Montferrand, dans ce pays jusque-là fréquenté par les seuls coureurs des bois et les Algonquins. De 1807 à 1840, des tarifs préférentiels sont instaurés par l’Angleterre. Cela permettra aux marchands britanniques d’importer en Angleterre le plus de bois possible du port d’embarquement de Québec, destination finale des cages de bois flottées depuis la Gatineau. Un privilège exclusif de coupe de bois est même accordé jusqu’en 1843 à ceux qu’on appellera les Barons de la Gatineau, en

Kitigan Zibi Anishinàbeg

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Au XIXe siècle, les Sulpiciens de la mission d’Oka tentent de faire des Anishinàbeg des agriculteurs sédentaires. Mais les Anishinàbegdésirent retourner dans leur territoire de chasse ancestral de Kichi Sibi pour vivre selon leur mode de vie nomade traditionnel. Le territoire est toutefois submergé de colons blancs venus coloniser ces nouvelles terres et entreprendre des coupes forestières. Les Anishinàbeg se dirigent alors vers Larrivière Désert, sous la direction du chef Antoine Pakinawatik. La Compagnie de la Baie d’Hudson les suit en installant un poste de traite à l’embouchure de la rivière en 1826, tout comme les Oblats qui ouvrent la mission de Notre-Dame-du-Désert en 1849. Dès lors, les missionnaires et les chefs anishinàbeg réclament aux autorités un canton pour établir une réserve algonquine. Toutefois, des employés du bûcheron Thomas McGoey résident déjà sur le site et protestent contre le possible établissement d’une réserve sur le territoire de la rivière Gatineau, ce qui

la mission oblate de Maniwaki

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MANIWAKI Arrivés à Montréal, Canada, le 2 dé­cembre 1841, les Oblats s’établissent à Bytown (aujourd’hui Ottawa) en 1844. S’adonnant au ministère auprès des plus abandonnés, ils n’hésitent pas à parcourir de grandes distances pour rejoindre des populations pauvres et dispersées. C’est ainsi qu’ils entrèrent en relation avec les Algonquins (Anishinabeg) qui, de temps immémorial, parcouraient leur territoire de chasse baigné par la rivière Gatineau et ses confluents, en particulier celui de la rivière Désert, c’est-à-dire au nord de la rivière des Outaouais. Depuis de nombreuses années, ces Autochtones nomades rejoignaient les Mohawks de Oka (Lac des Deux-Montagnes, non loin de Montréal) pour la période estivale de rassemblement. Mais en raison d’un conflit larvé entre les deux groupes, les Algonquins finirent par aban­donner Oka et se rassemblèrent plutôt, à partir des années 1820 environ, sur la pointe de terrain située au sud de la rivière Désert, là où elle se déverse dans la Gatin

Un bref rappel historique des Municipalités.

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  Je vous propose un bref rappel historique de l’évolution des institutions municipales et des élus. De la Nouvelle-France à Aujourd’hui. Sous le régime français, entre 1608 et 1760, très peu de pouvoirs locaux sont accordés au peuple par le roi de France. L’intendant était celui qui cumulait les responsabilités aujourd’hui attribuées au palier municipal comme la voirie, l’habitation et la prévention des incendies. Le territoire est découpé en quelque 300 seigneuries que le roi a concédées à des seigneurs qui ont le mandat de les mettre en valeur par la construction de routes, de moulins ou autres. Parallèlement, la paroisse religieuse prend une place importante dans le développement de la Nouvelle-France. En 1722, le territoire est divisé en 82 districts paroissiaux qui se superposent aux seigneuries. Ils sont gérés par des conseils de fabrique composés de marguilliers. Ces notables élus une fois l’an avaient le mandat de veiller à la protection des intérêts religieux de la commu

L’amour trompé d’Arsène Daoust

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Aumond.  CAPSULE DE NOTRE HISTOIRE / Je vais ici traiter des délices des amours interdites, car il est bien connu que dans la femme des autres, le diable met une cuillerée de miel et qu’un amant a toutes les qualités et les défauts qu’un mari n’a pas. Un proverbe finlandais dit : l’amour est un champ fleuri et le mariage un champ d’orties. Et c’est au pied de l’autel ou au palais de justice, que les personnes qui unissaient autrefois leur destinée se promettaient réciproquement fidélité. Cette conception du mariage, dans lequel la fidélité doit jouer un rôle de premier plan, est apparue avec les philosophes classiques de la Grèce antique. Toutefois, les hommes ont toujours voulu croire que l’exclusivité sexuelle concernait surtout les femmes, particulièrement leur conjointe. La Bible a d’ailleurs fortifié leur conviction. Ainsi, Sarah qui était stérile dit un jour à Abraham : « Voici que le Seigneur m’a empêchée d’enfanter. Va donc vers ma servante, peut-être que par elle j’aurai

Le tablier de grand-mère

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  Le principal usage du tablier de grand-mère était de protéger la robe en dessous, mais, en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau. Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses sales. Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, à réanimer les poussins, et parfois à ramasser les œufs fêlés qui finissaient dans le fourneau. Quand les visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides. Et, quand le temps était frais, grand-mère s’en emmitouflait les bras. Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet agité au-dessus du feu de bois. C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine. Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes. Après que les petits pois avaient été récoltés, venait le tour des choux. En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre. Quand

Origine de la Saint Patrick

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  Origine de la Saint Patrick La fête de la Saint Patrick, célébrée le 17 mars, est une fête chrétienne irlandaise où l'on célèbre Saint Patrick, le saint patron de l'Irlande, mais aussi la christianisation de l'Irlande. Elle est devenue par la suite la fête nationale de l'Irlande. Saint Patrick, évangélisateur de l'Irlande Selon la légende, Saint Patrick (de son vrai nom Maewyn Succat) serait né en Écosse vers 385. Il aurait été enlevé à l'âge de 16 ans par des pirates et emmené en Ulster1. Il fut ensuite vendu comme esclave à un druide irlandais qui le fit berger2 pendant six ans. Il découvrit la religion chrétienne dont il devient vite un fervent pratiquant. Après avoir fait un rêve dans lequel il rencontra Dieu, il s'échappa et s'enfuit en Angleterre où il devint prêtre.  Il compléta son éducation religieuse en France, notamment au monastère de Saint Honorat près de Cannes. Le pape Célestin lui demanda en 432 de retourner en Irlande dans le