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AUMOND

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L’exploitation forestière du canton Aumond débute avec la décennie 1840. Avec haches et godendarts, les bûcherons sillonnent la forêt jusqu’au lac Castor-Blanc pour terrasser les grands pins blancs qui, équarris, sont acheminés par le chemin des eaux, depuis la Haute-Gatineau jusqu’aux chantiers maritimes en Grande-Bretagne. En janvier 1850, empruntant rivière gelée et chemins glacés depuis Maniwaki, l’Oblat Thomas Clément entreprend la visite de ces forestiers malgré la réticence de l’entrepreneur Joseph Aumond à accorder du temps pour les affaires religieuses dans ses chantiers. Jaloux de sa mainmise sur le canton qui portera son nom, il tente également de retarder l’établissement decolons-défricheurs. Outre ses bois magnifiques, le territoire compte des zones agricoles d’intérêt, sur la berge de la Gatineau coulant à l’ouest et le long de la rivière Joseph au sud. Pendant longtemps toutefois, cette transformation du sol forestier en terre arable demeure insuffisante pour nou...

Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau avant tout une paroisse.

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Ce petit hameau portait le nom de Petite-Visitation-du-Lac-Rond, pour les Oblats qui le desservaient, ou Crique du Poste, pour les voyageurs et les forestiers qui empruntaient la route des lacs. Les citoyens l’appelaient aussi le « Coin flambant », à cause de la présence d’un vieil hôtel à la réputation plutôt corsée. Ce lieu de passage s’appelait aussi « Lac Bitobig », un nom algonquin signifiant « lac d’où on peut passer à un autre lac ». Les autochtones, bien longtemps avant l’arrivée des premiers explorateurs blancs, fréquentaient ce lieu de passage qui leur permettait de relier la « Pointe Désert », au confluent des rivières Désert et Gatineau, à Maniwaki, et le cours de la rivière du Lièvre. Cet endroit se trouvait là où les limites des municipalités de Bouchette et de Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau rejoignent aujourd’hui la rive est de la rivière Gatineau. Sise sur la ligne mitoyenne des cantons Cameron et Kensington, Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau se dévelop...

Un magasin général toujours vivant

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J.O HUBERT de Maniwaki Avec le parvis de l’église, le magasin général était le principal lieu de rencontres des paroissiens. Mais rares sont les villages au Québec, en Ontario et ailleurs au pays qui peuvent encore compter sur ces commerces où l’on trouve de tout, même un ami, pour citer une célèbre publicité à la télé. C’est le cas de Maniwaki qui, depuis 1925, accueille le magasin J.O. Hubert. Le commerce de la rue Principale a été fondé en août 1925 par Joseph-Olivier Hubert. Ce dernier avait à cœur les intérêts de la région de la Haute-Gatineau. Il a œuvré comme conseiller municipal pendant plusieurs années et il s’est aussi beaucoup impliqué dans la commission scolaire de la région. Joseph-Olivier et son épouse ont eu douze enfants (ce n’était pas exceptionnel à l’époque!), cinq garçons et sept filles qui ont tous participé d’une façon ou d’une autre au développement de l’entreprise au fil des années. Mais ce sont surtout les garçons (Gérard, Augustin, Armand, Wilfr...

Le Château Logue au tournant du temps

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Le château Logue est l'un des plus anciens bâtiments subsistant à Maniwaki. L'occupation du territoire de Maniwaki remonte aux années 1820, alors que des chantiers d'exploitation forestière y sont ouverts et que des ouvriers s'installent peu à peu dans le secteur. Vers 1826, la Compagnie de la Baie d'Hudson gère un poste de traite de fourrure, également magasin général, au confluent des rivières Désert et Gatineau. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, cette compagnie détient le monopole du commerce en Haute-Gatineau. Toutefois, cette situation change à partir de 1850, puisque le développement de l'industrie forestière attire de nombreux colons, ainsi que des nouveaux commerçants. Parmi ceux-ci figure Charles Logue (1846-1900) qui s'installe dans la région comme plusieurs autres de ses compatriotes d'origine irlandaise. Après avoir vraisemblablement travaillé dans les chantiers de la Gatineau et avoir été commis pour un entrepreneur forest...

Baskatong, avant tout un village

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À compter de 1886, l’Oblat Jean-Pierre Guéguen de Maniwaki monte faire la mission pour les familles de colons établies dans le voisinage de la ferme de ravitaillement du Baskatong. Aménagée au confluent des rivières Baskatong et Gatineau, en amont immédiat de l’embouchure de la Gens-de-Terre, cette éclaircie agricole alimente les chantiers forestiers de George Hamilton et Allan Gilmour durant l’hiver. Avec l’aide financière de la Société de Colonisation du diocèse d’Ottawa, l’Oblat envisage de construire une chapelle dans le 7e rang du canton Baskatong, sur un coteau où les Anishinàbeg « enterrent les leurs depuis des temps immémoriaux. ».  Le père entend également éloigner les Anishinàbeg des débits d’alcool de Maniwaki en regroupant toutes les familles de la Désert, de la Gatineau, de la Lièvre et du lac Barrière sur un nouveau territoire réservé au Baskatong; il rencontre toutefois une forte opposition des familles de Kitigan zibi qui refusent d’être relocalisées...

Année et automne triste de 1918

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Automne 1918. Il y a cent deux ans. L’humanité fête la fin de la première Grande guerre. Dix millions de morts plus tard, les soldats survivants, de partout, reviennent dans leur pays. Les dernières années ont été difficiles, mais le progrès, lui, n’a pas cessé sa course. Le train transporte maintenant des dizaines de milliers de personnes, chaque jour, d’un point à l’autre. Les grands navires sillonnent les océans avec, à leurs bords, tout autant de gens et que l’hygiène était parfois adéquate. Ce brassage humain donnera, à la grippe espagnole (Influenza), l’occasion de faire le tour de la planète en quelques mois. Maniwaki : Cet automne là, tout semblait se prêter à la tristesse. De la fin septembre jusqu’au mois de décembre, le soleil paraissait éclipsé. Les jours se succédaient sans amélioration : humidité et pluie presque tous les jours. Il faisait tellement sombre que parfois il fallait allumer les lampes le jour. L’épidémie de (Grippe Espagnol) sévissai...

Malle Royal et passagers de la Vallée de la Gatineau.

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Voici les résultats de recherches des débuts du transport des marchandises, Malle Royal et passagers de la Vallée de la Gatineau.   Au début, jusque vers 1850, le transport des marchandises en été pour les marchants de bois et commerçants se faisait en canot et les provisions pesantes des chantiers se faisait en hiver. De 1850 à 1875 l’augmentation des chantiers et des colons força l’ouverture des routes, bien imparfait encore, cependant.   Vers 1860, la Malle Royal commença à circuler jusqu’à la Haute-Gatineau.   Vers 1870, le transport de la Malle et des voyageurs se faisait en (stages) ou diligence (halées) parfois à quatre chevaux. Quant les gens du haut de la Gatineau avaient affaire à Ottawa, le voyageur devrait au moins cinq jours, deux jours de décante et deux jours de montée et une journée à Ottawa. Les dépense du passager aller-retour est de 8.50 $ plus 5 jours de pension à 10.00 $ un total de 18.50, une dépense volumineuse pour l’époque. Jadis en auto...

Bouchette, avant tout une paroisse.

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Bouchette Lorsque l’évêque Bruno Guigues du diocèse d’Ottawa entreprend sa première visite pastorale sur la rivière Gatineau en 1849, il s’arrête chez les premiers colons établis dans le voisinage de la ferme de ravitaillement des Hamilton aux Six-portages. À leur demande, il choisit le site pour la construction de la future chapelle du canton Bouchette à mi-chemin entre la rivière Picanock en aval et la rivière Désert en amont. Après s’être installé à Maniwaki quelques semaines plus tard, l’Oblat Thomas Clément visite régulièrement la mission désignée comme la petite Visitation du lac Rond. Les premières messes sont célébrées dans la maison de pièces d’Augustin Richard et dans celle de Pierre Paul où le petit Léon Richard devient le premier baptisé de la colonie en février 1851. Au fil des mois, les célébrations se déplacent en amont, dans la maison de Laurent Lafrenière et dans celle de François Nault, dit Nichté, où Mgr Guigues dédie la mission à l’ange Saint-Ga...

La désert

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La désert   À peine débarqué au Canada à l’été 1844, le père Oblat Talmont est appelé à marcher le terrain à l’embouchure de la rivière Désert pour identifier une zone agricole intéressante où sédentariser les Anishinàbeg de l’Outaouais. Pour donner suite à cette reconnaissance des lieux, l’évêque Ignace Bourget de Montréal, alors responsable de la région, demande au Sulpicien Joseph Désautels, missionnaire sur la Gatineau, de trouver un bâtiment d’où 2 ou 3 Oblats pourraient rayonner auprès des Anishinàbeg, des forestiers et des premiers colons. Une présence millénaire Depuis l’apparition de la vie animale sur le Plateau laurentien, Bouclériens d’abord, leurs descendants Anishinàbeg par la suite, séjournent à l’embouchure de la rivière Désert. Site d’un cimetière ancestral et de la danse sacrée assurant force et unité, l’endroit, appelé Kitigan Zibi, fourmille d’esturgeons au printemps alors qu’un petit désert permet une culture rudimentaire de la courge et d...

Avant tout une paroisse, Montcerf 1873

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Avant tout une paroisse, Montcerf 1873 À compter de 1873, les pionniers Isidore Proulx, Urgel Picotte et Pierre Major entreprennent abattis et brûlis à la première traverse de la rivière Désert dans le canton Egan*. Au cours des premières années, les Oblats Régis Déléage, Laurent Simonet et Médéric Prévost viennent faire la mission à Rivière-Désert dans la maison de pièces de la famille Proulx. Au printemps 1882, le père Prévost fait construire une chapelle sur le lot défriché par Gilbert Pilon dans le 4erang. La construction n’étant pas terminée, c’est sous un toit de feuillage que l’évêque Thomas Duhamel d’Ottawa la consacre à Sainte-Philomène lors de sa visite pastorale. À son arrivée dans la mission 2 ans plus tard, le père Charles-Marie Paradis, insatisfait du site de la chapelle, enfaite ériger une autre au sommet d’une colline voisine « connue sous le nom de Montcerf, fort pittoresque mais d’un difficile accès ». Ce passage de l’actif père Paradis en Haute-Gatineau s’a...

Grâces de Gracefield

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Grâces de Gracefield Gracefield, au Québec, porte le nom de Patrick Grace, maire de 1885 à 1890. Il a ouvert le premier magasin et a fait don du terrain pour la gare qui a finalement aidé à l'extension de la ligne de chemin de fer à Maniwaki. Gracefield a été officiellement créé en 1904. Alonzo Wright MP - un ami de longue date de Patrick - a appelé la ville de Gracefield à la demande de ses citoyens en hommage à son fondateur et citoyen éminent. Jhon Grace (Extrait de la notice nécrologique de Patrick Grace The Ottawa Journal du jeudi 25 août 1898). Patrick est décédé à 59 ans, apparemment après avoir été heurté par une roue de wagon qui s'était détachée. Lui et son épouse Jane O'Brien sont enterrés au cimetière La Visitation à Gracefield. Plusieurs de leurs enfants ont également épousé des politiciens locaux: Stella au député provincial JB Merleau de Bouchette; et Patricia au député William Perras, veuf d'une autre sœur de Grace, Gertrude, déc...

LAC DES FÉES

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LAC DES FÉES Caché derrière un écran de verdure, le lac des Fées est l’un des beaux espaces naturels facilement accessibles depuis le centre-ville de Gatineau. Situé dans le parc de la Gatineau, Le lac ne s’est pas toujours appelé lac des Fées; il était connu sous le nom de lac Christie jusque dans les années 1950. Il doit son changement de nom à une légende amérindienne : à l’époque où le territoire faisait l’enjeu de luttes farouches opposant Algonquins et Iroquois pour la maîtrise de la voie navigable de la « Grande Rivière », un groupe d’Algonquins campait sur les rives du lac des Fées. Parmi eux se trouvait une jeune femme d’une grande beauté courtisée par deux jeunes guerriers. La jeune femme hésitait, incapable de choisir entre ses deux prétendants. Apprenant l’approche d’une expédition d’Iroquois dans les environs de la chute des Chaudières, les hommes du campement s’élancèrent à leur rencontre. Une bataille sanglante s’ensuivit au cours de laquelle les deux prét...

Traditionnel menu de Noël

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Traditionnel menu de Noël Chaque année le 24 décembre, des millions de Québécois se réunissent en famille pour partager le traditionnel souper de Noël. Mais combien d'entre eux savent vraiment quelle est l'origine de ce repas si particulier? Nous avons fait appel à Michel Lambert, fondateur du site Cuisine patrimoniale du Québec et auteur de la collection Histoire de la cuisine familiale du Québec, pour en avoir plus. L'origine du menu de Noël au Québec ne date pas d'hier. Elle remonte à l'hiver 1671-1672, selon ses recherches. C'est en effet les traces écrites les plus anciennes que l'on ait en notre possession et qui attestent d'un souper de Noël au Québec. « J'ai retrouvé les écrits d'un certain Père LeJeune, un missionnaire Jésuite qui a témoigné sur le sujet, dit Michel Lambert. Il a notamment évoqué dans ses écrits que, grâce au savoir-faire chasseurs des autochtones, il a pu se régaler d'un repas de Noël composé d...

Seul dans la tempête

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Seul dans la tempête  Par Pierre Calvé Note de l'auteur: ce conte est inspiré d'une histoire vraie vécue par mon grand-père, Télesphore Calvé qui, avant d'être barbier à Maniwaki pendant plus de 60 ans, a été charretier avec ses chevaux "canadiens", d'abord dans les chantiers, puis en tant qu'employé par un hôtelier de Maniwaki et chargé d’aller chercher les voyageurs arrivant par le train à la gare de Gracefield. Nous sommes à la gare de Gracefield, vers le milieu de l’après-midi, le 29 décembre 1902. Un grand jeune homme à la forte carrure et bien emmitouflé dans son gros manteau d'étoffe est assis sur le banc de son traîneau attelé à deux fiers chevaux noirs, attendant impatiemment l'arrivée du train, déjà très en retard, venant d'Ottawa. La nuit approche et un ciel lourd et noir à l'horizon laisse présager une forte tempête de neige. En 1902, le train ne se rend pas encore à Maniwaki (ce qu'il ne se fera que de...