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Affichage des messages du juin, 2016

Rivière Gatineau

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La rivière Gatineau. Le 4 juin 1613, Samuel de Champlain y passe, en route vers l'île aux allumettes et note: Nous passâmes proche d'une rivière qui vient du nord, où se tiennent des peuples appelés Algoumeguins. Laquelle va tomber dans le grand fleuve Saint-Laurent, trois lieux aval le saut Saint-Louis, qui fait une grande île contenant près de quarante lieux, laquelle n'est pas large, mais remplis d'un nombre infini de sauts qui sont fort difficiles â passer.   Quelquefois, ces peuples passent par cette rivière pour évier les rencontres de leurs ennemis, sachant qu'ils ne les recherchent en lieux si difficiles accès. Il reconnaît cette rivière qui vient du nord, mais ne lui donne pas de nom. La rivière Gatineau, connue des Amérindiens sous le nom de Madôbadzoak, la rivière ridée, la rivière prend sa source dans le secteur du lac du pain de sucre, à environ 15 km au nord-est du lac Échouani et du lac Radisson. Longue de 443km, elle coule généraleme

William Commanda

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Grand-Père William est parti rejoindre la terre de ses Ancêtres William est né le 11/11/ 1913 à Kitigan Zibi, près de Maniwaki, au Québec.  William Commanda ,de son nom autochtone OJIGKWANONG, est le doyen des aînés de la réserve algonquine Kitigan Zibi, au Québec. C'est l'arrière-petit-fils de Pakinawatik, le chef héréditaire algonquin qui a amené son peuple à s'établir sur ses territoires traditionnels de chasse et de trappe, près de la rivière Outaouais, au milieu du dix-huitième siècle. Comme lui, l'aîné Commanda est le gardien de trois ceintures wampum à caractère historique et sacré dont celle de la Prophétie des Sept Feux. Chef de la bande Kitigan Zibi durant plus de 19 ans (1951 - 1970), W. Commanda est également guide, trappeur, bûcheron. Il était connu pour son habileté exceptionnelle à construire des canoës d'écorce de bouleau selon la tradition algonquine qui lui a valu une renommée mondiale. Il a pris la tête de la « Sunbow Five Walk for Mother

Le temps des foins

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Le temps des foins   Par Daniel Cécire   L ’été était une période cruciale pour tous les habitants du rang. Période de toutes les récoltes dont l'une des plus importantes pour bien vivre jusqu'à l'été suivant est la récolte des foins. Je vous propose de plonger dans les nombreux défis du temps de mes souvenirs d'enfance.  C' é t ait le temps des foins, dans mon coin de terre du rang Lafontaine de Messines. Dans les champs, les odeurs de la luzerne, le trèfle et le lotier sous la rosée du matin, je me retrouve dans les années soixante , aussi bien loin des bottes de foin ou les charrettes transportaient le foin dans la grange en fenil du temps de mon grand-père. Dans cette période , la plupart des fermiers du rang furent mécanisés, le cheval a été remplacé par le tracteur . L a faucheuse et le râteau droit ont dû être ajustés au tracteur. Le matin, quand la rosée avait disparu, mon père et mon frère commençaient à s'affairer dans

la corvées

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La levée du bâtiment se fait en une journée. La corvée débute tôt le matin et se termine en fin de journée avec un repas copieux et une veillée de musique. La construction se fait par étapes sous les directives d'un menuisier désigné comme le chef des travaux. Celui-ci assigne les tâches en fonction de l'habilité des charpentiers de service. On commence par disposer les soles à plat, des pièces de bois qui servent d'appui à la charpente. Ensuite, on place les lambourdes le long des murs qui serviront à soutenir les extrémités des solives d'un plancher. Le châssis prend forme lentement puis c'est le temps de monter les murs avec des planches ou des madriers pendant que d'autres ouvriers s'affairent au comble à fermer la toiture. La levée du bâtiment est maintenant terminée et il ne reste plus au propriétaire qu'à faire la finition par temps perdu durant l'été. N'eut été de la corvée, il n'aurait pas suffisamment de temps en un

Fête des pères

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Remontons aux sources  En 1908, une messe en l'honneur des pères est chantée à la demande de Mme Charles Clayton, en Virginie. Quatre ans plus tard, une autre célébration du même type a lieu à Washington. Mais le mérite de l'institution de cette fête est généralement attribué à Mme John Bruce Dodd - née Sonora Smart, une résidente de Spokane, ville située à l'est de l'état de Washington à la frontière de l'Idaho. Inspirée par un sermon prononcé à l'occasion de la fête des Mères en 1909, Sonora Smart Dodd avait de très bonnes raisons de vouloir honorer les pères et tout particulièrement le sien. En effet, Henry Jackson Smart avait pris en charge l'entière responsabilité de l'éducation de ses six enfants après le décès de son épouse. Pendant 21 années, il se dévoua à ses enfants. Il faut dire qu'à cette époque, les familles monoparentales où le père s'occupait seul de ses enfants étaient rares. Souvent une tante ou une grand-mère vo

Le fort du Désert

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le poste du Désert, premier établissement permanent en Haute-Gatineau devient, dès sa fondation, le magasin général et le rendez-vous obligé de tous ceux qui fréquentent  la région: Algonquins, coureurs des bois au début, marchant de bois, bûcherons, colons et missionnaires s'y succèdent ou s'y rencontre... C'est le seul endroit où, à des centaines de kilomètres  à la ronde et au milieu de forêts encore entièrement vierges,  on puisse se procurer des vivres, des munitions ou des outils. L'importance du fort de la compagnie s'accroît à mesure que montent les exploitants de bois, qui font pourtant fuir le gibier et s'éloigner les fourrures. Le fort devient encore plus important quand arrivent, un peu avant 1835, plusieurs familles algonquines guidées par Pakinawatik et qui s'établissent de façon permanente tout autour du poste du Désert.  C'est au fort que couchera Mgr Joseph-Eugène-Bruno Guigues, premier évêque d'Ottawa, lorsqu'il viendra en m

Vie municipale à Gracefield

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L'histoire de la vie municipale d'un nouveau village (Gracefield) , situé  au nord de l'Outaouis de la vallée de la Gatineau, Québec. En 1839, à peine quelques mois avant l'arrivée du premier pionnier à la Visitation, l'idée d'introduire un système municipal dans le `Bas-Canada fut préconisée par Lord Durham dans son célèbre document "Rapport sur les affaires de l'Amérique britannique du Nord".  La première ordonnance fut promulguée en décembre 1840 par l'adoption de l'Acte, Victoria. La population s'opposa fortement à l'instauration de ce nouveau mode de gouvernement craignant de voir surgir un nouveau pouvoir de taxation. Voyant le peu de participation des populations rurales, le gouvernement proclama le 18 juin 1845 une nouvelle loi: "Acte pour abroger certaines ordonnances y mentionnées et pour faire de meilleures dispositions pour l'établissement d'autorités locales et municipales dans le Bas-Canada".

Une famille, une légende.

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Il y a eu une époque que les Canadiens fran çais étaient traditionnellement désignés sous la dénomination et gérée par le clergé catholique. Voici, quelques lignes d ' histoire  d'une famille colonisatrice de la vallée de la Gatineau du nord de l'Outaouais du Québec au Canada. J oseph Bénard et sa famille habitaient à Wright, chemin Chénier dans la division de G racefield. Cultivateur contremaître dans les chantiers et marcheur de coupe de bois pour les compagnies forestière s sont les postes que joseph occupa afin de subvenir au besoin familiaux .   De plus, il eut le bonheur de participer au transport de la première cloche de l'église de Gracefield.  D'Ottawa, on la transporta dans un tombereau tiré par des chevaux.  Les anciens gardent précieusement le souvenir du tintement de cette cloche qui se faisait entendre dans un rayon de quelques kilomètres. Marie Henri, son épouse, naquit de la commune du lac Ste-Marie de la même vallée.  Elle travailla

La ferme des six

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La ferme des six, situé au nord de la Vallé de la Gatineau, près de la rivière  Gatineau de la commune de Bouchette. Cette historique et recherche a été écrit en janvier 1987 par Madame Yvonne (Caron) Beaulieu.  La rivière Gatineau a été le premier moyen de communication pour le développement de notre belle région. Tout était transporté en canot d'écorce, depuis Ottawa allant jusqu'au nord de Maniwaki.  Les personnes chargées du transport des denrées nécessaires aux habitants des divers endroits devaient s'arrêter en route pour manger, se reposer et déposer les articles demandés.  Ces lieux se nommaient "Stop and places" ou pension.  Celui-ci, situé a un mille au nord de Bouchette était le sixième, alors on le surnomma "Six portages" connu aussi sous le nom de "Ferme des Six".  Vers les années 1871, la Ferme appartenait à la compagnie Edwards.  On y retrouvait un magasin dont le gérant était M.Roddick.  Il y avait un bureau de po

La fleur de lys à Messines

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L'Inauguration du Drapeau du Québec Messines, petite commune de la vallée de la Gatineau au nord de l'Outaouais, a été après la ville de Québec à hisser le drapeau du Québec de cette belle province . Ayant remarqué que le journal Le Devoir parlait beaucoup du drapeau Fleur de lys, un citoyen de se village M.Donat Lafontaine eut l'idée d'en discuter avec le curé Gravelle, celui-ci se montra tout d'abord réticent à cette idée, car il trouvait la paroisse trop petite. Mais M.Lafontaine insista en lui disant que l'on n'est plus petit que soit et que l'on donnerait l'exemple.  Ensuite, avec l'accord du curé, le projet fut présenté au comité des loisirs dont M.Ulric Nault était président et M.Anastasse Saumur, secrétaire. Suite à l'acceptation du comité, une demande fut faite en ce sens auprès du gouvernement provincial. Avec l'aide de M.Jean François Pouliot, le drapeau Fleur de Lys fut accepté par M.Maurice Duplessis, premier

l'origine du Bonhomme Sept Heures!

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  Mais qui est donc ce fameux Bonhomme Sept Heures?   Par   Éric Doyon    On connaît tous des parents ou amis qui ont des enfants qui n'écoutent pas. On a beau les gronder, les menacer et essayer de leur faire peur, il n'y a rien à leur épreuve! On dirait que les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus peur de rien… Mais il fut une époque bénie où les enfants croyaient tout ce qu'un adulte pouvait dire, même les choses les plus farfelues. Il était alors facile de se faire écouter des p'tits tannants en leur parlant d'un personnage imaginaire et effrayant : le   Bonhomme Sept Heures ! Voyons d'où nous vient ce fameux personnage d'épouvante.   Le   Bonhomme Sept Heures   est un être mystérieux et sournois qui avait pour habitude de kidnapper les jeunes enfants qui n'étaient pas couchés assez tôt (sept heures ou 19 h, c'est assez tard!). Quand les jeunes ne voulaient pas se coucher, on leur disait simplement que le   Bonhomme Sept Heures  

Bouchette, vu par Raymond Dessurault

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Je suis né à Bouchette, petit village de la Haute-Gatineau, sur la rive de la rivière qui porte le même nom.  Petit village plein de mystère, de légendes, de loups-garous et de plus avec orgueil, avait son club de menteurs. À l'endroit du village, la rivière s'élargissait et faisait une imposante baie qui était presque ronde. Plusieurs fois, dans ma jeunesse, j'ai passé des heures et des heures à regarder le mouvement des billes de bois qui tournaient comme une grande roue et quand sonnait minuit, le génie de la rivière, d'un grand coup de main, vidait cette grande masse de bois. Ensuite, le manège recommençait, quitte à se vider sur le coup de minuit. À l'époque, il faisait bon d'y vivre, les jours s'écoulaient doucement, on avait peu à comparer avec aujourd'hui, mais on était satisfait de peu.  On s'éclairait à la lambe à l'huile et les routes étaient fermées pour la saison hivernale, de fin novembre jusqu'à la fin d'avril.