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tours pour localiser les feux

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L'histoire de la protection des forêts contre le feu au Canada remonte à la fin du XIXe siècle. Depuis, le besoin de protéger les vies humaines et les ressources forestières a incité l'homme à moderniser toujours davantage les techniques de détection et de lutte selon les moyens de son époque. Au début, des patrouilles effectuées par des gardes forestiers permettent d'assurer la surveillance du territoire, de sensibiliser les usagers de la forêt et de déceler la présence de foyers d'incendies. L'année 1910 voit l'apparition de la tour d'observation. Tu sais que tu viens de la région de Maniwaki Faites de bois ou d'acier, les tours d'observation sont érigées sur les sommets les plus élevés du territoire et sont constituées en réseau. Elles peuvent atteindre 36 mètres de hauteur et sont coiffées d'une cabine ou d'une plate-forme. Le surveillant utilise des jumelles et un appareil de détection composé d'une carte du territoire mont...

LE MONSTRE DU LAC BLUE-SEA

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Après les anciens, au lac Blue-Sea, une étrange créature habite. Connu sous le nom de Misiganebic, ce monstre emprunté, semble-t-il, ses éléments à plusieurs animaux. Il a des traces d’un énorme lézard avec une tête de cheval et une queue ressemblant une truite. Les histoires du serpent du lac Blue-Sea ne sont pas d’hier. En effet, plusieurs légendes algonquines en font référence et lui attribuent même un certain nombre de chasseurs disparus et de noyés.  Contrairement au lacs de Champlain ou de Pohénégamook, les Amérindiens sont encore là et certains lui font des offrandes. D’ailleurs, tous, les blancs et les Amérindiens parlent de la créature avec un respect, ainsi aujourd’hui l’existence de Misiganebic est un phénomène accepté par la quasi-totalité de la population locale. La taille de la créature, selon des témoignages, serait d’une dizaine de mètres. L’apparition de cette créature reptilienne n’est pas cantonnée à un seul lac. En effet, les résidents l’ont signalées ...

LÉGENDE DU WINDIGO

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Cette légende remonte à bien longtemps, au moment où les Amérindiens habitaient encore la région de la Lièvre et où les premiers chantiers voyaient le jour. « Un homme, surnommé le Grand Jo, comptait parmi les premiers bûcherons de l’époque. C’était un père de famille très ambitieux et travailleur. On savait qu’il gardait un secret bien précieux depuis quelques temps: il semblait connaître un endroit où les pins, érables, épinettes, cerisiers, merisiers, chênes et hêtres étaient gigantesques et où la faune et la flore étaient absolument extraordinaires. Un chef indien lui avait un jour confié ce secret qui ne quittait plus ses pensées. Les temps se faisaient plus durs ces dernières années et le Grand Jo avait une famille à nourrir. Il avait toujours en tête ce trésor qui lui rapporterait assez pour vivre dans le luxe, et même pour devenir le plus riche du village. C’est donc après avoir bien planifié son voyage qu’il se décide à partir au lever du soleil. Après quelques heures ...

Mission des Oblats de Maniwaki

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 Les Oblats, mission de Maniwaki Par  Eugène Lapointe, o.m.i. Arrivés à Montréal, Canada, le 2 dé­cembre 1841, les Oblats s’établissent à Bytown (aujourd’hui Ottawa) en 1844. S’adonnant au ministère auprès des plus abandonnés, ils n’hésitent pas à parcourir de grandes distances pour rejoindre des populations pauvres et dispersées. C’est ainsi qu’ils entrèrent en relation avec les Algonquins (Anishinabeg) qui, de temps immémorial, parcouraient leur territoire de chasse baigné par la rivière Gatineau et ses confluents, en particulier celui de la rivière Désert, c’est-à-dire au nord de la rivière des Outaouais. Depuis de nombreuses années, ces Autochtones nomades rejoignaient les Mohawks de Oka (Lac des Deux-Montagnes, non loin de Montréal) pour la période estivale de rassemblement. Mais en raison d’un conflit larvé entre les deux groupes, les Algonquins finirent par aban­donner Oka et se rassemblèrent plutôt, à partir des années 1820 environ, sur la pointe de terra...

LA BACHELLERAIE

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LA BACHELLERAIE Avant tout la Bachellerais était situé sur la rive du lac Blue-Sea dans le secteur de Messines, un petit village du nord de l’Outaouais. Cette recherche historique a été écrite par la religieuse  Madeleine Vaillancourt. La famille Lemoine, Monsieur, Madame et leurs deux filles, Pauline et Lou-Lou, descendants directs de Pierre Lemoyne de notre Histoire du Canada, a vécu à Ottawa. M.Lemoine était « Sergeant-at-Arms » à la Chambre des Communes à Ottawa. Le 24 mai 1916, Mlle Pauline Lemoine monta à Blue-Sea pour s’y choisir un terrain afin d’y bâtir une maison de campagne pour elle-même d’abord, mais aussi pour y recevoir ses nombreux et distingués amis, dont la princesse Patricia, Lord et Lady Grey, le Duc de Connaught, etc. Après avoir opté pour le présent emplacement de La Bachellerais, elle y fit bâtir à peu de chose près, la maison que nous voyons aujourd’hui. A l’intérieur, les pièces sont encore ce qu’elles étaient alors. La devise des Lemo...

CASTOR-BLANC

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Mémoir du père joseph-Étienne Guinard CASTOR-BLANC À Castor-Blanc, à huit milles au nord du Moulin des pères, (Aumond) sur l'ancien chemin qui menait à Baskatong, vivait une vingtaine de familles. Tous les trois mois, nous y donnions mission dans une petite chapelle misérable. Au fond, c'était une maison ordinaire.  Seule une croix de deux pieds montée sur le dessus de la façade indiquait sa qualité de lieu saint.  Malgré sa simplicité, son extérieur non lambrissé, sa construction en pièce sur pièce et son intérieur blanchi à la chaux. il faut reconnaître que nous avions là un  bâtiment proprement tenu par les femmes du petit village. Nous vendions les bancs.  Je me souviens d'un nommé Auguste Bélair, un vieux célibataire, qui avait acheté trois bancs pour lui seul, dans le but de faire monter les prix.  Un autre vieux, responsable d'une famille nombreuse, mais débrouillard et ingénieux comme dix. se querellent avec les pères supérieurs de Maniwaki. I...

Mission du père Joseph-Étienne Guinard

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Baskatong Plus au nord, on retrouvait un petit village à Baskatong. Avant la construction du barrage Mercier, le lac Baskatong avait quatre milles de longueur .  Chaque hiver la glace se crevassait dans le centre du lac d'où son appellation indienne de Baskatong qui signifie "crevasse" . Une centaine d'adultes résidaient en permanence à cet endroit. Il y avait des Français des Anglais et des Algonquins.  La rivière Baskatong ne gelait jamais plus que quatre ou cinq jours dans les moments les plus froids de l'année. C'était un endroit de prédilection pour les oies sauvage.  Un vieux pont de bois tout branlant enjambait la rivière.  Cette dernière allait se jeter dans la Gatineau.  Toutes les activités de Baskatong tournaient autour de la coupe du bois.  Deux compagnies s'y trouvait, la John Gilmore et la W.C Edwards.  À l'exception des Indiens, tous étaient bûcherons, mesureurs de bois, commis ou contremaître. Nous, les prête catholiques, nous nous...