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Les frères Grâce de la Haute-Gatineau

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Les frères Grace - John, Thomas Ringrose et William Patrick - sont nés dans le canton de Clarendon dans une cabane en rondins sur une ferme de 200 acres qui borde aujourd'hui la route 148 à l'ouest de Shawville. Les frères déménagent dans la Haute-Gatineau à la demande de leur cousin Patrick de Gracefield, suivi de leurs sœurs Maggie et Nora. À l'exception de Thomas, tous sont enterrés avec leur mère au cimetière St. Gabriel, Bouchette. Ils étaient les enfants de John Grace, le jeune C.E. (Canada-Est) et Honora Ringrose, qui ont émigré de Silver Mines, Tipperary, Ireland. Honora survécut à un naufrage sur le brick Minstrel qui partit de Limerick, en Irlande, le 21 avril 1841. Le naufrage désastreux se produisit sur le récif de Red Island à l'extérieur de Québec, dans le bas Saint-Laurent. Miraculeusement, Honora était capable de s'agripper à une corde dans les eaux glacées du Saint-Laurent. Elle était l'un des quatre seuls passagers à avoir survécu, mais ne p...

La ligne mitoyenne des cantons Cameron et Kensington

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Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau Sise sur la ligne mitoyenne des cantons Cameron et Kensington, Sainte-Thérèse-de-la-Gatineau se développe sur un territoire fréquenté depuis des temps immémoriaux. Elle se trouve sur le parcours ancestral environné par les Anishinàbeg à l’époque du commerce des fourrures. À 18 kilomètres en aval la rivière Désert, la Kitigan zibi, les convois printaniers de fourrures quittent alors la Gatineau, la Ténagagan zibi, en aval immédiat d’une longue île pour entrer dans le ruisseau qui mène au poste de traite érigé sur la Lièvre, la Waboz zibi.  Le lac Rond traversé, ils remontent le chemin des eaux jusqu’au ruisseau Michel qui se jette dans le lac 31 Milles. Après avoir descendu le grand lac sur 8 kilomètres jusqu’au sud-est de la grande île, ils remontent le cours du ruisseau menant à la ligne de partage des eaux entre la Gatineau et la Lièvre. Après un portage en forêt, ils reprennent les eaux du ruisseau conduisant au lac à Foin et au lac ...

Maniwaki , mercredi 2 août 1871

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Synthèse.   Le courrier du Canada Fondé par une société dirigée par Stanislas Drapeau, Le Courrier du Canada publie son premier numéro à Québec le 2 février 1857. Supporté par l'Église dès sa fondation, Le Courrier du Canada prône les valeurs catholiques ultramontaines. Il devient, de fait, le principal organe des ultramontains modérés au Québec. Plutôt que d'analyser les événements, le journal les interprète en fonction de la mission des catholiques. Sur le plan politique, Le Courrier du Canada s'inscrit dans la lignée du Parti libéral-conservateur. Il appuie la Confédération canadienne ainsi que la sauvegarde des traditions québécoises au sein du Canada. Plus qu'un journal d'information, celui-ci se veut un organe de formation pour l'Église catholique. Plusieurs journalistes et auteurs de renoms se succèdent au poste de rédacteur du journal, notamment Joseph-Charles Taché de 1857 à 1859, Narcisse-Eutrope Dionne de 1880 à 1884 et Thomas Chapais de...

tours pour localiser les feux

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L'histoire de la protection des forêts contre le feu au Canada remonte à la fin du XIXe siècle. Depuis, le besoin de protéger les vies humaines et les ressources forestières a incité l'homme à moderniser toujours davantage les techniques de détection et de lutte selon les moyens de son époque. Au début, des patrouilles effectuées par des gardes forestiers permettent d'assurer la surveillance du territoire, de sensibiliser les usagers de la forêt et de déceler la présence de foyers d'incendies. L'année 1910 voit l'apparition de la tour d'observation. Tu sais que tu viens de la région de Maniwaki Faites de bois ou d'acier, les tours d'observation sont érigées sur les sommets les plus élevés du territoire et sont constituées en réseau. Elles peuvent atteindre 36 mètres de hauteur et sont coiffées d'une cabine ou d'une plate-forme. Le surveillant utilise des jumelles et un appareil de détection composé d'une carte du territoire mont...

LE MONSTRE DU LAC BLUE-SEA

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Après les anciens, au lac Blue-Sea, une étrange créature habite. Connu sous le nom de Misiganebic, ce monstre emprunté, semble-t-il, ses éléments à plusieurs animaux. Il a des traces d’un énorme lézard avec une tête de cheval et une queue ressemblant une truite. Les histoires du serpent du lac Blue-Sea ne sont pas d’hier. En effet, plusieurs légendes algonquines en font référence et lui attribuent même un certain nombre de chasseurs disparus et de noyés.  Contrairement au lacs de Champlain ou de Pohénégamook, les Amérindiens sont encore là et certains lui font des offrandes. D’ailleurs, tous, les blancs et les Amérindiens parlent de la créature avec un respect, ainsi aujourd’hui l’existence de Misiganebic est un phénomène accepté par la quasi-totalité de la population locale. La taille de la créature, selon des témoignages, serait d’une dizaine de mètres. L’apparition de cette créature reptilienne n’est pas cantonnée à un seul lac. En effet, les résidents l’ont signalées ...

LÉGENDE DU WINDIGO

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Cette légende remonte à bien longtemps, au moment où les Amérindiens habitaient encore la région de la Lièvre et où les premiers chantiers voyaient le jour. « Un homme, surnommé le Grand Jo, comptait parmi les premiers bûcherons de l’époque. C’était un père de famille très ambitieux et travailleur. On savait qu’il gardait un secret bien précieux depuis quelques temps: il semblait connaître un endroit où les pins, érables, épinettes, cerisiers, merisiers, chênes et hêtres étaient gigantesques et où la faune et la flore étaient absolument extraordinaires. Un chef indien lui avait un jour confié ce secret qui ne quittait plus ses pensées. Les temps se faisaient plus durs ces dernières années et le Grand Jo avait une famille à nourrir. Il avait toujours en tête ce trésor qui lui rapporterait assez pour vivre dans le luxe, et même pour devenir le plus riche du village. C’est donc après avoir bien planifié son voyage qu’il se décide à partir au lever du soleil. Après quelques heures ...

Mission des Oblats de Maniwaki

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 Les Oblats, mission de Maniwaki Par  Eugène Lapointe, o.m.i. Arrivés à Montréal, Canada, le 2 dé­cembre 1841, les Oblats s’établissent à Bytown (aujourd’hui Ottawa) en 1844. S’adonnant au ministère auprès des plus abandonnés, ils n’hésitent pas à parcourir de grandes distances pour rejoindre des populations pauvres et dispersées. C’est ainsi qu’ils entrèrent en relation avec les Algonquins (Anishinabeg) qui, de temps immémorial, parcouraient leur territoire de chasse baigné par la rivière Gatineau et ses confluents, en particulier celui de la rivière Désert, c’est-à-dire au nord de la rivière des Outaouais. Depuis de nombreuses années, ces Autochtones nomades rejoignaient les Mohawks de Oka (Lac des Deux-Montagnes, non loin de Montréal) pour la période estivale de rassemblement. Mais en raison d’un conflit larvé entre les deux groupes, les Algonquins finirent par aban­donner Oka et se rassemblèrent plutôt, à partir des années 1820 environ, sur la pointe de terra...